Crocodile Jane-3ème partie

Publié le par danslecerveaudisabelle

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Jane venait de faire la connaissance de Steve, le braconnier. Il chassait les crocodiles et les serpents. C'était un homme qui connaissait parfaitement les reptiles. Il était toujours à leur contact, à les observer afin de mieux les comprendre et de mieux les chasser. Steve vivait dans une cabane en bois non loin des bords de la rivière. Il l'avait fabriquée de ses propres mains.

 

Quand Jane se réveilla, allongée dans ce lit qui sentait le fauve, elle découvrit un crocodile suspendu au dessus-de sa tête Elle sursauta et Steve accourut :

« Ce n'est rien, il est inoffensif. C'est un crocodile empaillé. Vous êtes enfin revenue à vous ! »

Jane comprit qu'elle était dans l'habitat de son sauveur. Mais elle paniqua à l'idée qu'il pouvait être bien tard. Elle avait perdu toute notion du temps. Elle ne savait combien d'heures elle avait dormi chez cet homme.

« Je dois partir. Mon père doit se demander où je suis. »

Elle se leva précipitamment du lit et se dirigea vers la porte qui, à sa grande surprise, était bien plus lourde qu'elle n'y paraissait. Steve l'aida à l'ouvrir.

« Vous ne m'avez pas dit comment vous vous appelez, belle inconnue ! »

Jane rougit. C'était la première fois qu'un homme lui faisait un compliment. Elle avoua timidement son prénom. Il conclut :

« Alors, chère petite Jane, revenez me voir quand vous voulez. »

Il eut comme réponse un regard baissé et un sourire discret.

 

Jane rentra chez elle en courant. Son coeur battait du fait de la course qu'elle entreprenait mais aussi, du fait de son sauveur dont elle ignorait, elle venait de s'en rendre compte, le prénom. Elle sentit cette odeur de fauve sur elle qu'elle avait capturé en s'endormant dans ses draps. Elle se dit alors qu'elle n'avait jamais aussi bien dormi de toute sa vie.

 

Quand elle arriva enfin chez elle, elle découvrit avec joie que son père n'était pas encore rentré de son travail. Il n'était donc pas aussi tard qu'elle le pensait. Elle se précipita dehors à la recherche de son frère. Elle le découvrit non loin de la maison à lancer des cailloux en visant des oiseaux. Elle était rassurée et se rendit à ses fourneaux.

 

Depuis lors, sa tête était envahie de l'image de son sauveur. Ses épaules larges, charmant dans son costume de chasseur. Son teint bruni par tant de soleil, son côté sauvage avec son fusil posé sur son bras gauche. Elle l'imaginait dans la nature, aux côtés des serpents et des crocodiles. Elle l'imaginait la sauvant encore et toujours avec son chapeau marron posé légèrement vers l'arrière et découvrant des yeux sombres mais doux. Elle entendait comme une ritournelle cette phrase qu'il avait prononcé et qui l'invitait :

« Revenez me voir quand vous voulez. »

Déjà, tout de suite, elle voulait le revoir.

 

A suivre...

 

Isabelle B

Publié dans Nouvelle

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