Les Pousse-La-Mort

Publié le par danslecerveaudisabelle

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A l'aube de l'aurore

Les Pousse-La-Mort m'ont surpris

A l'aube de l'aurore

De moi, ils ont bien ri.

 

Les Pousse-L'Horreur n'ont pas d'heures

Pour succomber à l'hystérie

C'est en tout bien, tout honneur

Qu'ils m'envoyèrent Elizabeth Bathory.

 

Je te croyais mon amie

Ma comtesse, ma folie

Je te croyais mon amie

Elizabeth Bathory

 

Dressée dans le noir

Elle m'apparut en robe du soir

Dans ses yeux, un éclair

De génie ou de colère

 

Est-ce un rêve ou un cauchemar ?

Les Pousse-La-Mort, là, exagèrent

A ses doigts brillaient des pierres

Les Pousse-L'Horreur font dans l'grand art.

 

Je te croyais mon amie

Ma déesse, ma furie

Je te croyais mon amie

Elizabeth Bathory.

 

Sa voix sulfine chantait un air

Un air doux, comme une histoire

Elle sifflait dans une langue étrangère

Elle se mirait dans un miroir.

 

Les Pousse-La-Mort, là, s'inquiétèrent

Elizabeth ferait pas d'histoire ?

Les Pousse-L'Horreur attendaient, fiers

Dans un coin, quasi-hilares.

 

Je te croyais mon amie

Elizabeth Bathory

Je te croyais mon amie

Je te croyais mon amie.

 

Puis tout devint cauchemar

Elizabeth devint furie

S'élança sur mon corps dans le noir

Le piqua, le griffa, le mordit.

 

Elizabeth Bathory !

Je crie

Elizabeth Bathory !

Je crie

 

L'hystérie dura bien tard

Le temps qu'Elizabeth s'engourdit

Puis s'évapora dans le noir

Sous les rires des Pousse-La-Mort, leurs moqueries

 

Les Pousse-l'Horreur étaient en forme

Cette nuit

Ils eurent l'idée de génie

De m'envoyer Elizabeth Bathory !

 

Isabelle B.

Publié dans Poème

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